L'accident mortel d'Hussein-Dey. LA VICTIME EST IDENTIFIÉE Hussein-Dey, 5 juillet 1932 (de notre correspondant particulier). La victime de l'accident qui s'est produit hier, à l'arrêt du tram dit Lafarge, a été identifiée. Il s'agit du nommé Mélia - Raphaël - André Magin, âgé de 74 ans, demeurant au Ruisseau, villa "Mon Rêve". C'est ce matin, par la lecture des journaux, que ses enfants ont appris sa mort, bien que sa fille et son gendre, Mme et M. Lucien De Santis, maréchal-ferrant à Hussein-Dey, aient leur domicile dans le quartier où l'accident s'est produit. En cette douloureuse circonstance, nous adressons à la veuve, aux enfants et à toutes les personnes atteintes par ce deuil l'expression de nos condoléances émues et attristées. La source . (Document mis au jour par Félix Kudelka, que je remercie. Raphaël Melia était le père de ma grand-mère maternelle, Thérèse Melia, l'épouse de Lucien De Santis. J'avais entendu, étant e...
Relu et corrigé Cette fois-là . Cette nouvelle illustre une question qui m'occupe davantage au fur et à mesure que je vieillis: celle du nombre et des dates des "fois" en quoi consiste une habitude — et l'épaisseur, voire la réalité d'une relation, d'un amour que nous avons vécu. Pour autant que je m'en souvienne, Gérard Genette distingue 3 modes de narration romanesque: la scène, le résumé et la description. Laissons de côté la description. La scène et le résumé, quant à eux, se distinguent assez clairement. La scène raconte une fois ce qui s'est produit une fois, dans un court espace de temps, tandis que le résumé raconte une fois ce qui s'est produit sur une longue période, durant laquelle chaque événement de la série s'est produit une seule fois (mode singulatif) ou plusieurs fois (mode itératif). Néanmoins, pour donner à un résumé plus d'épaisseur, plus de vie, il arrive presque inévitablement qu'à un moment de son récit le narrate...