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Articles

Affichage des articles du février, 2026

Raphaël Melia

L'accident mortel d'Hussein-Dey. LA VICTIME EST IDENTIFIÉE Hussein-Dey, 5 juillet 1932 (de notre correspondant particulier). La victime de l'accident qui s'est produit hier, à l'arrêt du tram dit Lafarge, a été identifiée. Il s'agit du nommé Mélia - Raphaël - André Magin, âgé de 74 ans, demeurant au Ruisseau, villa "Mon Rêve". C'est ce matin, par la lecture des journaux, que ses enfants ont appris sa mort, bien que sa fille et son gendre, Mme et M. Lucien De Santis, maréchal-ferrant à Hussein-Dey, aient leur domicile dans le quartier où l'accident s'est produit. En cette douloureuse circonstance, nous adressons à la veuve, aux enfants et à toutes les personnes atteintes par ce deuil l'expression de nos condoléances émues et attristées. La source . (Document mis au jour par Félix Kudelka, que je remercie. Raphaël Melia était le père de ma grand-mère maternelle, Thérèse Melia, l'épouse de Lucien De Santis. J'avais entendu, étant e...

Cette fois-là

Relu et corrigé Cette fois-là . Cette nouvelle illustre une question qui m'occupe davantage au fur et à mesure que je vieillis: celle du nombre et des dates des "fois" en quoi consiste une habitude — et l'épaisseur, voire la réalité d'une relation, d'un amour que nous avons vécu. Pour autant que je m'en souvienne, Gérard Genette distingue 3 modes de narration romanesque: la scène, le résumé et la description. Laissons de côté la description. La scène et le résumé, quant à eux, se distinguent assez clairement. La scène raconte une fois ce qui s'est produit une fois, dans un court espace de temps, tandis que le résumé raconte une fois ce qui s'est produit sur une longue période, durant laquelle chaque événement de la série s'est produit une seule fois (mode singulatif) ou plusieurs fois (mode itératif). Néanmoins, pour donner à un résumé plus d'épaisseur, plus de vie, il arrive presque inévitablement qu'à un moment de son récit le narrate...

Comme le vieux cow-boy

Le vieux cow-boy qui ouvre sa Bible, un peu au hasard, le soir, au coin du feu, fait un usage du Livre un peu semblable à celui que nous faisons d'une station de radio, et un peu semblable à l'usage que je voudrais qu'on fasse de ce site. Je veux dire que cet usage aléatoire et fragmentaire n'est pas une invention du numérique mais qu'il relève d'une tradition bien plus ancienne que la forme-roman telle que nous la connaissons, dans sa clôture impérative, à savoir qu'un roman, c'est fait pour être lu du début à la fin, une fois dans sa vie. Qui a jamais dit que les ouvrages de poésie étaient destinés à une lecture linéaire? "Il y a des livres, dans la Bible, que je n'ai jamais lus, dit le vieux cow-boy, et d'autres que je connais par cœur." Je peux en dire autant des Fleurs du mal ou d' Une saison en enfer .

Comme une station de radio

Quand on a repéré une station de radio qui nous plaît, qu'on en a noté l'adresse, ensuite on y revient de temps en temps, pas forcément tous les jours mais n'importe quand et n'importe où on se trouve, et on ne choisit pas alors ce qu'on va écouter. On connaît le genre de musique que cette station diffuse, on l'a choisie en fonction de ce genre mais, quand on tourne le bouton, qu'on se met à l'écoute, on ne sait pas exactement ce qu'elle va nous servir. Parfois, le plus souvent, c'est très exactement ce qu'on avait envie d'entendre, besoin d'entendre pour nous distraire, pour accompagner de façon discrète et amusante nos travaux et nos jours, et tant pis si d'autres fois on est déçu. Et c'est pour entendre, parfois des musiques qu'on connaît déjà, des sons, des accents, des standards auxquels on est habitué depuis des milliers d'années, tandis que d'autres fois c'est pour découvrir des choses, qu'elles soie...